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"sérénité 6 marins au pré sur un wharram"
by serenitejeanphi
1970-01-01
France Île-de-France Saint-Denis
Sailing
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My Adventure Story
mise en route du programme "serenite contre le vent" . élise , charles , christophe, jean claude , jacques et jean phi vont embarquer sur un catamaran wharram , un "pahi 42" pour rejoindre le grau du roi depuis las palmas aux canaries. Le trajet n est pas le chemin habituel pour les voiliers mais voila , nous allons le faire. durée prévu entre 3 semaines et 1 mois , le voyage prévu passe par madére ou le maroc , selon le vent le plus favorable puis gibraltar ou nous contons nous arréter au pied du rocher , les baleares pour une baignade avant la saison touristique et enfin le grau du roi ou nous ne manquerons pas de faire un apéro géant pour féter ce voyage comme il se doit. 3 d entre nous n ont jamais mis les pieds sur un voilier et je pense que le voyage sera assez rude sur sa premiére moitié. à ce jour je prépare ce qui doit l étre. jacques arrive à las palmas le 16 mai et les 5 suivants le 18 par 3 avions différents . le départ du bateau est prévu autour du 22 mai aprés l avitaillement et la prépa du bateau.
nous ne manquerons pas de vous décrire notre voyage et déposer des photos sur ce site .
à trés bientot jphi
serenitejeanphi • 2012-05-28
en tout cas merci à vous tous d avoir envoyé vos messages c est vraimrnt chouette de vous lire. quand à nous , nous avons la grande chance d avoir élise qui en plus d étre devenue une barreuse émérite (la nuit ,le jour, avec vent et vagues ,au compas ou à la girouette cette nana est chouette)elle décris tous ce qui se passe et elle le fait trop bien pour que j y change quoi que ce soit. lasuite au prochain point wifi . ha oui , nous avons reussi à obtenir 2 nuits de port à la graciosa donc se sera repos , bierre et calamars à la plancha. la bise. jphi
serenitejeanphi • 2012-05-28
Jour 9/ Samedi 26 Mai :
10H : Nous prenons la mer, cap sur Agadir, pour un couscous dans 2 ou 3 jours. En attendant, Christophe nous a préparé un Risoto déliciceux.
12H : Nous sommes sortis de la passe entre les deux iles en tirant des bords toutes les dix minutes car c’est très étroit. Le vent toujours de face. C’est bien sportif…
13H : Nous passons devant une ile peu accueillante, un caillou sorti de la mer en forme d’immense Iguane sorti de l’eau. Elle est sur la carte, mais elle n’a ni balise, ni lumière pour la signaler de nuit, ni nom : On l’appelle l’ile du crane, en pirates que nous sommes, puis finalement l’ile de la tortue car Jean Claude trouve dans la roche une forme de tortue qui sodomise…. Heu, bref, l’ile de la tortue, quoi !
13H30 : Nous mangeons le risotto de Christophe sur le pont car la mer est vraiment agitée. Tellement agitée que j’avale mon bol et je file me coucher pour éviter de tout revomir.
18H : Je me réveille, ça bouge toujours autant. Des paquets de mer passent par dessus bord. Je barre beaucoup mieux maintenant, il y a un truc qui a du se connecter dans mon cerveau. C’est le capitaine qui l’a dit.
20H : Impossible de préparer à manger, de faire chauffer de l’eau, de descendre en cuisine. Heureusement, Christophe en a préparé pour 2 repas. Risotto again… Je suis trop barbouillée pour avaler quoi que se soit, je garde ma portion pour mon quart de nuit, encore celui de 1H à 4H. Il y a un vent de Force 6 et des vagues de 1mètre, mais très rapprochées. Ca secoue.
On se fait la réflexion qu’on est tous incontinent en mer. En ce qui me concerne, je crois que je dois passer au moins une heure par jour aux toilettes, c’est à dire 4 fois en moyenne et ¼ d’heure de temps pour me dévêtir : retirer le gilet de sauvetage, retirer la veste de quart, retirer la salopette, retirer le pantalon et la culotte sous la salopette (étape la plus difficile car la salopette sur les genoux, le corps est beaucoup moins stable et il faut se tenir d’une main et parfois de deux…), pomper un peu d’eau des WC pour ne pas que ca déborde, faire ce pourquoi on est venu à l’origine, remettre la culotte et le pantalon avec une seule main, pomper 12 fois pour évacuer les 10 millilitres qu’on a réussi à évacuer, remettre la salopette, se laver les mains, remettre la veste de quart, remettre le gilet, remettre sa capuche et sortir… Qu’est ce que j’aurais voulu pisser debout comme tout le monde !
21H : Je vais dormir avant mon quart.
Jour 10 : Dimanche 27 Mai
1H : Le vent monte jusqu'à force 7. On est en moyenne à 28 nœuds de vent , et on a des pointes à 32 nœuds. Les vagues atteignent entre 3 et 4 mètres. Du coup, elles passent toutes par dessus bord et rentrent dans les coffres avant…
3H : Tout le monde est debout, sauf jacques qui a la tête dans le seau. On l’appelle maintenant « le gardien du seau ». Jean Philippe me dit de garder la barre fixe, pour mettre le bateau à la cape, c’est à dire le laisser dériver comme un petit bouchon sur l’océan. Tout le monde a son gilet, sa frontale, et sa ligne de vie. Je flippe comme une malade. Regard sur l’arrière des quilles, elles ne touchent pas l’eau. Tout le monde a l’air de savoir quoi faire, mais personne ne me dit rien. J’imagine qu’on est en train de couler. Je resserre la sangle de mon gilet de sauvetage. Les étoiles tournent dans le ciel, les vagues déferlent. Je reste stoïque, mais qu’est ce que j’ai peur… Je ne pense plus aux calamars, ni aux requins. Avec le temps qu’il fait, ils doivent êtres planqués à -500 mètres, au calme. Les pompes tournent, il y a 800 litres d’eau de mer à écoper. Les seaux se vident. Tout le monde est trempé jusqu’au slip. La balise SOS est derrière moi, je vérifie toutes les 10 minutes qu’elles n’est pas partie à la mer. Je regarde encore les quilles à l’arrière… ca ne retombe pas.
3H45 : Les garçons ont réussi à vider les coffres, mais les deux quilles sont trempées à l’intérieur, l’eau à trempé les matelas, la moitié de la vaiselle est tombé par terre, le jambon qui était sous l’escalier bien enroulé dans les torchons est trempé, les fonds de cale avec les vêtements de Jean phi et Sophie trempent dans l’eau de mer. Tout le monde va se coucher. Jean phi me libère de mon quart à 4H et reste à la barre jusqu’à 5H.
8H : les vagues font 4mètres et la houle est forte. On a un vent de 30 nœuds. Le bateau prend trop de choc et l’équipage est épuisé par le manque de sommeil.
9h à 10H30 : Je commence à barrer vraiment mieux !!! Je tiens mon cap comme un chef !
10H45 : Il reste 36 heures jusque Agadir. Les conditions météos sont toujours les mêmes. Le capitaine décide de nous ramener tous en vie : On fait demi-tour. Il reste encore 14H/15H pour rentrer. Jean phi nous apprend dans la matinée qu’un avis de recherche d’un voilier avec une coque jaune a été lancé, ce qui a aussi motivé sa décision. Evidemment, nous sommes tous déçus, le capitaine plus que les autres… En même temps, sa décision est sage et dans l’intérêt de l’équipage. Merde quand même, j’aurais bien mangé un couscous à Agadir.
Le retour est différent, la mer n’a plus le même visage : on a le vent par derrière, on surfe sur les vagues de 4m et même si ca secoue violemment, c’est presque rigolo…on fait une pointe sur une grosse vague à 17 nœuds : La classe ! Il y a quelque chose de rassurant d’être dans le même sens que les vagues.
On croise quelques cargos.
On grignote du saucisson, des chips et des gâteaux pour le repas du midi, ca bouge trop en bas, et il n’y a plus de risotto.
20H : Christophe a préparé une soupe. En fait, si Christophe n’était pas sur le bateau, on mangerait des chips et des boites de conserves avec les doigts.
23H : La soupe est tombé par terre, la poignée de la cocotte s’est brisée. Ca bouge toujours…
1H : C’est l’heure de mon quart. Ca bouge, mais de moins en moins.
3H : On voit enfin les lumières de la cote. Il faut encore faire attention à « l’ile de la tortue », qui n’est pas éclairée.
4H30 : Arrivée au mouillage de la Graciosa. Seul Christophe s’est levé pour la manœuvre, les autres n’ont même pas étés réveillés par les moteurs et la chaine qui déroule dans un bruit épouvantable pour mouiller. C’est dire si on est naze…
Jean phi, Christophe et moi décidont d’arroser notre arrivée en bon état avec un Cuba Libre.
5H : Jean phi va se coucher. Christophe et moi passont rapidement au ti’punch, vu qu’on à bu tout le coca cola.
7h : Il fait jour, on s’est raconté nos vies, nos peines. Je suis complément ivre, je descends dans ma couchette en titubant et je me glisse dans ma couchette qui ne bouge pas. Et ça, c’est du bonheur.
10H : Jean claude arrive bruyamment, mais pour faire un café. Il est pardonné.
Petit déjeuner sur le pont et on commence le grand séchage, rangement et écopage du reste d’eau de mer des fonds de cales.
Rapidement, le bateau est un séchoir géant.
On regonfle l’annexe.
13H : Repas et départ pour la capitainerie.
45 minutes de marche. Un petit détour par le port pour voir si il y a une place pour le bateau, plus près de la civilisation. C’est lundi de Pentecôte, tout est fermé. Sauf les bars dont nous faisons la tournée et où nous nous rafraichissons de bonnes bières fraiches.
Quelques jours de repos en perspective.
Demain, nous irons au port.
A l’heure où j’écris ces lignes, j’ai bu 3 bières et je suis (encore) ivre.
serenitejeanphi • 2012-05-28
eh bien non , pas de tajine , malheureusement l aventure s arréte là , nous avons fait demi tour suite à une navigation trés dure entre les canaries et agadir , force 7 vagues de 4 métres de face pendant 15 heures , équipage (et capitaine) complétement explosé de fatigue aprés 36 heures , pas moyen de dormir pour personne , de plus il s avére que tous les capots de pont prenne l eau et qu à 2 heures du matin nous avons du vider 800 litres d eau dans les 2 coffres avant du bateau tout ça bien sure avec vagues et vent violent mais tout s est bien passé tout le monde a été impec et nous avons continué 12 heures aprés , les vagues et le vent augmentants et les coffres reprenant de l eau j ai décidé de faire demi tour. j ai eu les boulesgraves mais maintenant , à la graciosa devant une bierre ça va beaucoup mieux. nous restons ici 2 OU 3 jours puis nous retournons à las palmas en passant par los lobos , une petite ile entre fuerteventura et lanzarote. le retour du bateau se fera à un autre moment à moins que je ne traverse l atlantique une fois tous les capots rendus etanches bien sure. voila les news , tout le monde va bien et avec la patate en plus. la bise à tous jphi
serenitejeanphi • 2012-05-28
Message Personnel pour Colas Jourdain:
Mon chéri, je béni le jour où tu m'as proposé de me prêter ta veste de quart et ta salopette. Je remercie aussi la providence d'avoir fait que j'accepte ta proposition. Sans toi et tes vêtements, je serai actuellement à l'hôpital avec une pneumonie. Encore MERCI !!!! Je pense chaque jour à toi. Tu en as de la chance !!! Elise.
serenitejeanphi • 2012-05-25
comme précédement le commentaire d élise est parfait et c est tant mieux , j ai la flemme d ecrire , en tout cas merci pour vos message cela nous fait du bien. j ai décidé de partir sur le maroc , le vent etant plus favorable pour cette destination et de plus tout le monde aime le couscous , ça tombe bien , nous devrions y etre en 2 jours de nav mais bon , la navigation c est comme la météo , rien n est sure. je vous embrasse tous et à bientot pour la suite du feuilleton. jphi
serenitejeanphi • 2012-05-25
Jour 5, Mardi 22 Mai : (suite)
15H : Apres une tournée générale de « Mer Calme », nous avons pris la mer.
19H : Il n’y a plus aucune terre à l’horizon… c’est un peu flippant.
19H30 : Je vois pour la première fois de ma vie un poisson volant faire un vol de 30 mètres au moins.
22H : Tous au lit après un repas frugal.
Jour 6 / Mercredi 23 Mai :
1H du matin : Je prends mon Quart, qui doit durer jusque 4H.
Jean Philippe, Jean Claude et Charles sont sur le pont. Ils ont fait la première manœuvre de nuit : J’ai rien vu, je dormais comme un bébé.
2H : Charles va dormir un peu. J’essaie d’aller au WC. Jacques est dans sa couchette, la tete dans le seau. Ca lui durera toute la nuit. Apres de multiples acrobaties, je réussi à me vider la vessie et remonte à mon poste. Je prends la barre, cap sur la grande ourse.
Jean philippe peut dormir d’un œil.
3H : On voit du plancton phosphorescent. C’est juste incroyable cette lumière en pleine nuit.
3H30 : Ca bouge un peu, mais il y a moins de bateaux, je suis un peu plus rassurée.
Christophe n’arrive pas à dormir, il nou rejoint sur le pont. Jean claude peut aller dormir au chaud (il somnolait sous le roof, prêt à bondir en cas de pépins)
4H30 : J’ai fini mon quart et je commence à piquer du nez.
Jean philippe est resté 1H30 allongé à coté de nous, sans vraiment dormir, je crois.
Il se relève, je vais dormir. Christophe et jean philippe finissent la nuit. Ils font quelques manœuvre : La nuit est agitée.
7H30 : Jean Philippe va dormir. Jacques, toujours malade et roulé en boule sous le roof, assure le quart avec Christophe.
10H : J’ouvre un œil. Je n’ai pas retiré mes lentilles cette nuit. J’ai les yeux explosés. Il faudra que je fasse mes quarts avec mes lunettes : avec cette mer, je risque juste de me mettre un doigt dans l’œil.
10H30 : Petit déjeuner dans la meme tenue qu’hier.
11H30 : On croise des baleines globicéphales de loin. Elles sont au moins trois. De loin, ça ressemble quand meme à des requins.
12H : Une mouette suit avec intérêt la ligne de pêche. On remonte la ligne. Raté ! C’est une éponge…
14H30 : 2 tortues.
La mer est beaucoup moins agitée. Grand Soleil. On tire des bords pour remonter le long de Fuerte Ventura. 3 Tortues.
19H : Encore des baleines. Mais cette fois ci, j’en suis sure parce que je vois leurs queues quand elles plongent pour sonder.
21H30 : J’ai du rester trop longtemps en cuisine et il m’est impossible de gouter le repas que j’ai préparer avec Christophe. Je suis tellement à la limite de remplir mon seau, que je pars dormir avec un « mer calme » et une banane dans l’estomac.
Les garçons s’occupent des manœuvres pour passer entre deux iles. Jean phi dort un peu cette nuit, il ne se lève que deux fois.
Jour 7/ Jeudi 24 Mai :
4H : Charles me réveille. Il est l’heure de mon quart. Les moteurs ont étés allumés et le pilote automatique aussi. On est passé entre l’ile de Fuerte venture et celle de Lanzarote. On ne s’arretera pas au mouillage de Los Lobos. On continue cette nuit et on devrait s’arreter plus tard à la Graciosa.
7H : Fin de mon quart et petit déjeuner. 10 minutes allongée au soleil puis le vent de lève. On resort le génois et on vire au large.
10H : Je prends la barre pour faire un changement de bord. Par deux fois, c’est une catastrophe. J’ai l’impression que je n’ai aucune prédisposition pour les choses de la mer. Ca me déprime un peu. Le voyage risque d’être long.
12H : Tout le monde est fatigué. Toujours pas de poissons au bout de la ligne de pêche. Plus de baleines, plus de tortues à observer.
Nous passons à la pointe entre l’ile de Lanzarote et l’ile de la Graciosa. De grandes falaises abruptes et noires à tribord, une ile sableuse et désertique à babord. Nous on va à babord. D’un coup, le bateau qui prend le vent par l’arrière avance plus rapidement et sans mouvement de Tanguage. D’un coup, on pourrait bronzer sur le pont, on a l’impression d’être en croisière et plus en combat permanent contre la mer. D’un coup, c’est agréable d’être sur la mer.
17H00 : On se pose au mouillage de la Graciosa. On jette l’ancre vite fait. Christophe à profité du calme sur le bateau pour faire réchauffer le reste des pates qu’on a préparé hier (que je n’ai pas encore gouté). J’en avale deux énormes bols comme si je n’avais pas mangé depuis trois jours.
On a tous très envie de se reposer, mais il y a encore des choses à faire. Jean claude répare les capots de pont (les écoutilles) qui sont félés. Jean phi s’occuppe de la fuite : on a embarqué 150 litres d’eau de mer pendant le voyage à cause d’une petite fuite dans le coffre avant. Jacques fait la vaisselle, et moi je me lance dans une lessive. La couleur de l’eau de lavage laisse imaginer la nécessité de prendre une douche, que personne n’a prise depuis notre départ.
Charles teste la douche solaire, suivi de Jacques. Ca à l’air facile. J’essaie. Je me contorsionne dans le filet : c’est la première fois que je prends une douche à l’horizontale.
20H : Le soleil n’est plus très loin de l’horizon. Nous partons en annexe vers la plage.
Il y a quatre places dans l’annexe. Il faut faire deux voyages. On a perdu le bouchon d’évacuation pendant le voyage. Charles l’a remplacé par un bouchon de bouteille d’eau entouré de Barnier. Autant dire que je suis pas rassurée en montant dans un bateau gonflable à 300m de la plage. Le village est à 45 minutes de marche. On l’aura bien mérité ce Mojito, tiens !
21H30 : Le bar fait aussi restaurant. Et ils ont du calamar à la plancha.
La serveuse m’amène une bestiole de 20 cm de long…. Et dire qu’ils pechent ça par ici !
Jean Claude m’apprend l’origine du mot « biture » (terme de la marine) et la serveuse nous offre un petit digestif appellé « orgasmo ». La vie est belle quand meme !
23H : Nous repartons de nuit vers la plage où on a laissé l’annexe.
00h30 : Tout le monde est à bord, on a attrappé notre premier poisson. Et je n’ai aucune idée de ce que c’est.
Jour 8/ Vendredi 25 Mai :
10H : on a décidé de rester une journée de plus au mouillage pour reprendre la mer en pleine forme. Direction Agadir puis Madère.
Les garçons ont tout fait aujourd’hui : à manger, la vaisselle, les réparations, le grattage de la coque, la lessive, l’étantage…
Moi j’ai vidé le poisson et j’ai bronzé sur le pont. J’ai adoré cette journée.
Nous partons demain entre 8H et 10H.
serenitejeanphi • 2012-05-22
Jour 3 : Dimanche 20 mai
8H : Réveil difficile, douche qui pue.
10H : Le rangement du bateau touche à sa fin.
Charles monte en haut du mat pour changer la girouette.
12H : Nous avons décidé de prendre notre premier repas à bord. Je m’y colle, avec l’aide de Christophe, qui lui, sait cuisiner. On arrive tant bien que mal à fabriquer une salade de riz, qui fait l’unanimité. On goute le vin qu’on a choisi d’acheter pour le voyage, un Rioja médaillé. Pas dégueulasse non plus.
14H : C’est la première sortie, pour voir comment ça se passe…C’est l’heure de vérité. Bilan : 1 blessé (Moi), Casse du bateau (les réparations de la veille), et un homme malade (Christophe). Ca commence bien… A quelle heure décolle mon avion demain ?
Retour au port sans encombre, Christophe un peu blanc, moi aussi vu que j’ai un pouce en moins (j’ai décidé d’aller faire un thé quand ça bougeait bien, pour voir si je pourrais supporter d’être enfermée dans une cale avec tout qui fout le camp, et dans un élan d’euphorie, j’ai refermé le capot de pont en oubliant d’enlever mon doigt) , et le dos en compote suite à une poulie qui a lâché et qui a sectionné une partie du roof et mon dos qui se trouvait a coté.
Retour au bar. C’est quand même moins dangereux.
Jean Claude est toujours en train de réparer des machins électriques.
22H : Sailor’s bar : Salade de poulpes pour le moitié de l’équipage. J’espère qu’ils ne se vengeront pas en mer.
00H00 : On se couche de plus en plus tôt.
Jour 4 : Lundi 21 mai
10H : Christophe, Jacques et moi, on retourne chez Al Campo, qu’on connaît maintenant par cœur… On va chez Texaco pour échanger les bombonnes de gaz vide. Le type essaie de nous revendre d’autres bombonnes vides, mais on est devenu des vieux loups de mer : Christophe lance trois phrases en espagnol et le type repart en réserve pour nous donner des bombonnes neuves. Un petit tour chez leroy merlin pour acheter encore quelques bricoles et on revient affamés. Tant pis pour Ikea, on trouvera une solution pour les filets de légumes.
Charles, Jean Phi et Jean claude ont fini les réparations et aménagements du bateau.
Mais Jean claude s’est blessé. Il a mis le pied dans un trou (le capot de pont). Il veut que je dise écoutille, ca fait pirate.
Je recommence l’opération vidage des courses et bourrage dans les cales.
Christophe a installé les régimes de bananes, le jambon… tout se qui pendouille.
Jean Claude a réussi la modification du branchement des feux de route avec une seule main. On se dit qu’en nous sanglant ensemble, on pourra peut être barrer, parce que pour les manœuvres, on va avoir du mal…..
15H : Je fais à manger, parce que tout le monde à l’estomac qui hurle famine mais veut finir sa tache.
15H 15 : On ne voit tellement pas passer l’heure que Jean phi, qui doit rendre la voiture de location avant 16H, avale le reste de la salade de riz d’hier et fonce à l’aéroport.
Les voisins de ponton nous ont offert un collier de poissons à faire sécher pendant 3 jours. Charles constate que les poissons ont des yeux qui ressemblent aux miens. Je doute de son sens de l’humour.
17H : On a fait une machine et le linge sèche tout autour du bateau. On dirait un camp de roumains.
18H : Sailor’s Bar : les dernières bières et les premiers surnoms :
Charles est toujours aussi rouge. Jean Claude : « Si le feu bâbord nous lâche, on met Charles, avec une lampe sur lui. »
Les surnoms de chacun sont établis :
Charles : « Feu bâbord ».
Jacques : « épaule d’ablette ».
Jean Claude « les beaux mollets » dit aussi, après son accident « poignet de moule ».
Elise : « l’autostoppeuse » (c’est vrai que j’ai toujours le pouce blessé en l’air).
Jean phi, stoïque, regarde son équipage se désagréger…
On décide de faire un barbecue sur le bateau… c’est le dernier repas sur terre et la caisse de bord est déjà vide.
Et, un peu joyeux, on décide de la prise des quarts :
Le premier quart de la première nuit : 22H- 1H : Jean Claude et Christophe
Deuxième quart : 1H- 4H : Jean phi et Elise
Troisième quart : 4H- 7H : Jacques et Charles.
23H : Le dernier Mojito.
23H30 : Tout le monde au lit !
Jour 5 : Mardi 22 mai 2012
8H : Petit déjeuner sur le pont
9H : Dernière douche qui pue, mais en va me manquer quand même.
10H : Charles et moi partons en annexe voir les horaires de la capitainerie.
Je rame au retour. On met deux fois plus de temps à rentrer.
11H : J’ai inversé l’écoute de grand voile. Il a fallu décapeler le bout. Bon, en fait, j’ai juste démêlé les nœuds de la « corde » que j’avais mal rangé.
13H : Sailor’s Bar : Derniers messages.
On va manger un taboulé (la semoule se vomit mieux) et en faire pour deux repas, ca évitera de retourner en cuisine ce soir.
On va vers La Graciosa. Si le vent le permet. Sinon, vers Los Lobos.
Nous n’aurons plus de réseau téléphonique ni internet pendant un petit moment.
J’essaierai de tenir ce journal de bord dès que mon estomac me le permettra.
A bientôt. Si on ne se fait pas bouffer par un Calamar Géant…
serenitejeanphi • 2012-05-22
salut à tous , nous sommes au sailors bar , pour un dernier café , recupérer les fichiers de vent de la semaine et vous mettre un petit texte de départ, pas besoin de détail , élise assure grave pour ça.Nous quittons le port dans environ 2 heures et mes marins sont toujours motivés et de bonne humeur. le ciel est bleu le vent léger , entre 10 et 15 noeuds. baptème
de quart de nuit pour 3 d entre nous . nous avons prévu de rejoindre la graciosa d ici demain soir ou jeudi matin.pour plus de detail lire le journal de bord d élise.
à bientot jeanphi
serenitejeanphi • 2012-05-21
NB: Jean Claude ne répare pas le feu de poupe au milieu de l'océan atlantique. Ne t'inquiète pas Véronique !
serenitejeanphi • 2012-05-21
Jour 1 : Vendredi 18 Mai.
9H : Jean Philippe, Jean Claude et moi nous sommes retrouvés à Orly.
11H : Départ sans encombre. Correspondance un peu sportive. Arrivée par temps gris mais chaud, vers 17H.
Jacques, le doyen, nous accueille. Il est à bord depuis trois jours.
18H : Découverte du bateau. D’abord, il est magnifique. Je ne peux même pas le prendre en photo tellement il est grand. On visite les espaces, et là… je me dis qu’à six quand il va pleuvoir, on risque quand même de se marcher dessus…
J’ai une couchette rien que pour moi, c’est le luxe. Sous le matelas, il y a des espaces en fond de cale qu’on va remplir d’eau douce…
Petite escale au Sailor’s Bar, le bar des marins, équipé en WC avec chasse d’eau et en Wifi.
19H : On part pour l’aéroport chercher Christophe (le frère de Jean Philippe) et Charles.
Petit crochet par Al Campo (le Auchan Espagnol) : 72 bouteilles de 1,5 L et 13 bidons de 8L d’eau douce. Il en manque encore 36 bouteilles d’1,5L, mais le coffre du Kangoo est plein.
20H30 : À l’aéroport, on retrouve Christophe sans problème, mais Charles ne répond pas au téléphone et reste introuvable. On se renseigne, on panique, on s’invente des scenarii improbables... Et puis un numéro espagnol appelle jean phi. Ca y est, on a retrouvé Charles. Il n’avait pas configuré son téléphone en mode international avant de partir.
22h : on retourne au Sailor’s Bar, et on se fait exploser le ventre avec des calamars frits, du jambon grillé sur l’os , de la salade avec du thon et du Rioja. Etablissement de la liste des courses pour le voyage.
Christophe et Charles vont à la découverte des autochtones dans une boite de nuit à 300 mètres du bateau qui crache les décibels jusqu’à 7h du matin. Tant qu’à ne pas dormir, autant profiter des beautés locales.
Jean phi, Jean Claude, jacques et moi, on file dormir vers 1H30 du matin, après une petite tisane sur le pont.
Jour 2 : Samedi 19 mai 2012
7H : Le soleil et l’absence de musique m’ont réveillé. Christophe aussi. On se lève doucement.
8h : La douche du port : les sols sont propres, mais il y a une odeur d’égout extrêmement forte et vraiment à la limite du supportable.
10h : Apres 3 cafés sur le bateau, on va se prendre un vrai café au Sailor’s Bar…
Jacques m’apprend le nœud de Cabestan.
10H30 : Christophe, jacques et moi, on part aux courses chez Al Campo (Auchan). C’est chiant, mais c’est climatisé.
Jean Philippe, Jean Claude et Charles s’occupent des réparations à faire sur le bateau. Ca tombe bien, je ne sais pas me servir d’une perceuse. Jean claude s’occuppe principalement des problèmes électriques. Enfin je crois.
Nous revenons des courses vers 14H avec le Kangoo bien rempli. On n’a pas acheté de sacs. Le bateau est à 100m de la voiture.
On jette tout à bord et on va manger. Je suis à la limite de l’hypoglycémie.
L’après midi est dédiée au rangement (courses et tout ce qui traine sur le bateau) et aux réparations qui sont encore nombreuses.
Je passe donc l’après midi au fond des cales, la tête dans les placards, à essayer de faire rentrer les trois caddies de courses et les deux caddies d’eau douce dans tous les espaces que je trouve.
Quand je remonte, Charles et Jean Philippe sont « rouge écrevisse ». Christophe est venu sans vêtements mais avec une valise « pharmacie ». Et il y a de la Biafine.
22H : Apéro pour fêter cette journée bien productive. Christophe prépare des ti punch. J’apprends où sont la grande voile et le génois (que j’appelle génoise parce que je préfère les gâteaux aux voiles). Il faudra décidemment prévoir une grande quantité de Citrons verts pour les courses de produits frais de Lundi.
23H00 : Complètement ivres (enfin surtout moi), nous partons au restaurant manger une paella. J’arrose la mienne d’un Mojito, pour éviter d’être dérangée par la musique de la boite de nuit.
Minuit : Nous repartons du restaurant. Christophe et Charles évoquent la possibilité de ne pas retourner danser ce soir.
00H30 : 6 tisanes et 6 marins vannés s’endorment dans leurs couchettes.
serenitejeanphi • 2012-05-16
le départ approche , les cartes sont étalées devant moi et la carte des vents aussi ,houla!! nous allons étre secoués pas grave , les antivomitifs seront là grace à elise , dans 48 heures nous seront au sailor's bar au port de las palmas. et nous ne manquons pas de courage pour affronter les éléments (rioja et tapas) .
serenitejeanphi • 2012-05-10
j-8 j attend les cartes de notre voyage , je révise la bible du marin "le cours des glènans" le navtex du bateau va arriver bientot et voici le calcul des distances que nous aurons à faire pour arriver au bon port . las palmas madère 555 km madère gibraltar 1018 km gibraltar baléares 870 km baléares le grau du roi 459 km le tout pour la modique longueur de 2902 km . ceci est bien sure la distance en ligne droite que nous allons surement doubler avec le bateau .
*navtex , appareil qui donne une météo approximative jusqu à environ 500 km des cotes .(ça peut servir)